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Archive journalière du 20 déc 2007

Finances locales (réflexions)

L’examen du débat d’orientation budgétaire de la ville de Montivilliers montre que, depuis quelques années, celle-ci est engagée dans une logique de désendettement. Il apparait même que la ville est moins endettée par habitant que la moyenne des villes de taille comparable : respectivement 769 euros contre 909 en 2005 ; 978 et 901 en 2002 (p. 24).

Est-ce opportun ?

Un récent rapport, certes rendu au sujet des finances publiques de l’Etat, permet d’apporter une critique à cette politique de désendettement.

C’est le rapport d’information n° 81 déposé le 12 novembre 2007 par le sénateur UMP de l’Eure, Joël Bourdin, au nom de la délégation du Sénat pour la planification. Ce rapport s’intitule : « 2012 : Cibler la croissance plutôt que la dette publique ».

Dans ce rapport, le sénateur apporte des critiques à la politique de désendettement de l’Etat (avec l’objectif d’un budget en équilibre en 2012 et une dette de l’Etat inférieure à 60% du PIB) :
- il relativise l’objectif de réduction de la dette publique, rappelant notamment que « la dette publique dont il est question dans les débats publics est une dette brute, calculée sans considération des actifs corporels ou incorporels produits par l’intervention publique » ;
- il rappelle que la perspective d’un renoncement de l’Etat à l’emprunt semble discutable, du fait même que l’augmentation de la croissance voulue par les Gouvernements européens ou encore la protection de l’environnement implique des investissements matériels (notamment en infrastructures) et immatériels (en formation, en recherche…). Or c’est l’Etat qui a les meilleures capacités d’emprunt pour faire face à ce type d’investissements massifs. En outre, il faudrait que, parallèlement au désengagement du secteur public, le secteur privé puisse prendre le relais…

Au plan local, il apparaît donc que la capacité d’endettement de la ville ne doit pas être sous-estimée ni sous-utilisée. Car, face à un secteur privé qui n’a pas les moyens d’investir face à une population pas toujours solvable, c’est bien à la collectivité publique de s’engager.

Le secteur de l’accueil de la petite enfance – en clair, les crèches – le montre parfaitement. Tout le monde le sait : le secteur est insuffisamment pourvu. A Montivilliers, pas une seule place en crèche ! Mais le secteur privé ne pourrait intervenir à Montivilliers ; quand il créé des crèches, c’est à Paris 17e ou à Boulogne-Billancourt ! là où une large partie de la population a les moyens de payer des tarifs élevés pour faire garder ses jeunes enfants !

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